Activité physique à l’école

Certificat d'inaptitude partielle (CIP) à la pratique de l'EPS

CIP 2024
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Questions-réponses sur le CIP

  • Vrai, mais ces cas sont limités.

    Dans la grande majorité des situations cliniques, une inaptitude partielle est envisageable. L’obésité, le diabète ou l’asthme par exemple, dès lors qu’ils sont contrôlés, restent compatibles avec la pratique d’une activité physique moyennant des ajustements qu’il est conseillé de mentionner pour que l’enseignant puisse en tenir compte. Ceux-ci peuvent par exemple porter sur l’intensité de l’effort, sa durée, le temps de récupération, etc.

    Idem en cas de difficultés dans la gestion du temps et/ou de l’espace, des consignes, des interactions sociales ou du rapport au corps : des adaptations sont possibles, comme le travail en binôme, pour permettre à l’enfant de pratiquer malgré tout.

    Une pathologie infectieuse aiguë ou une décompensation aiguë d’une pathologie chronique peut toutefois justifier une inaptitude totale à la pratique de l’EPS. Celle-ci est alors temporaire et il convient d’en préciser la durée. L’élève peut toutefois être autorisé à assister au cours et dans ce cas, des rôles méthodologiques ou sociaux peuvent lui être confiés.

  • Vrai sur le moment.

    Outre les données administratives habituelles et les dates de début et de fin de l’inaptitude, la rédaction d’un certificat d’inaptitude partielle à la pratique de l’EPS nécessite de préciser les mouvements impossibles pour l’enfant et les adaptations souhaitables en fonction de ses troubles et de ses difficultés. Pour aider et guider le médecin, plusieurs modèles de certificat existent dont celui élaboré par l’Académie de Nantes et des professionnels de santé des Pays de la Loire.

    Un temps d’échange avec l’enfant est nécessaire pour aborder avec lui ou elle ses motivations ainsi que ses éventuels freins à la pratique physique et sportive et de recueillir des informations sur ce qu’il ou elle se sent capable de faire. Une consultation dédiée peut être envisagée.

    « Rédiger un certificat d’inaptitude partielle me demande 5 ou 6 minutes, témoigne le Dr Marion Beaumesnil, pédiatre à Angers. C’est plus long qu’une inaptitude totale mais avec l’habitude, on gagne du temps et surtout on peut le faire en discutant des adaptations possibles et de l’intérêt de pratiquer une activité physique même partielle. »

    Ce dialogue avec l’enfant autour de ses aptitudes et de ses ressources peut vous donner l’occasion de mieux le connaître et/ou de renforcer l’écoute et le lien de confiance avec lui ou elle, ainsi qu’avec ses parents. En ce sens, ce n’est pas du temps perdu, bien au contraire.

  • Faux.

    Les cycles de natation en EPS font plus souvent que les autres disciplines l’objet de demandes de certificats d’inaptitude totale de la part des enfants ou de la famille. Face à cette demande, le médecin a tout intérêt à explorer avec l’enfant les raisons de ses réticences : s’agit-il de difficultés dans le rapport à son corps, a-t-il / elle peur de l’eau ou n’est-il /elle pas à l’aise dans cet élément, craint-il /elle la survenue d’une crise d’asthme ? Ces précisions pourront alors être portées à la connaissance de l’enseignant via le certificat d’inaptitude partielle.

    En fonction de la situation, ce dernier pourra éventuellement proposer des adaptations comme : entrer et sortir de l’eau avant ou après les autres élèves, adapter l’intensité de l’effort dans les exercices de nage ou de sauvetage, évoluer dans une ligne d’eau proche du bord ou dans une zone où l’enfant à pied. Certains établissements peuvent aussi proposer à l’enfant d’intégrer un « groupe de besoins » en natation.

    Mentionner ces exemples peut être utile car la famille n’a généralement pas conscience de tout ce qui peut être proposé pour aider l’enfant à surmonter ses difficultés.

    Exemples d’adaptations possibles en EPS pour l’activité natation : https://eps.ac-normandie.fr/IMG/pdf/natation.pdf

  • Faux.

    Le périmètre et l’objectif de ces documents ne sont pas identiques.

    Le projet d’accueil individualisé (PAI) est un dispositif interne à l’établissement qui concerne les élèves atteints d’une pathologie évoluant sur une longue période, sans reconnaissance d’un handicap : maladie chronique, allergie, intolérance alimentaire, etc. A la demande des parents, le médecin de l’enfant rédige à l’intention de l’infirmière scolaire une ordonnance qui précise les besoins thérapeutiques de l’enfant sur le temps scolaire et périscolaire, comme l’administration de médicaments, un régime alimentaire, une surveillance (par exemple, la glycémie), la dispense de certaines activités incompatibles avec sa santé, un protocole d’urgence.

    Le certificat d’inaptitude concerne uniquement les cours d’EPS. Il est rédigé par le médecin à l’attention de l’enseignant d’EPS pour l’informer de la capacité ou non de l’élève à pratiquer certaines activités ou certains gestes.

    Dans le cas d’une maladie chronique comme l’asthme ou le diabète par exemple, le PAI est complémentaire du certificat médical d’inaptitude partielle au sens où il apporte des éléments en plus pour concevoir une adaptation et sécuriser la pratique en cours d’EPS.

  • Faux.

    De nombreuses adaptations sont possibles en EPS.

    Lorsque la course (de vitesse, d’orientation, d’endurance) n’est pas possible, l’élève peut participer grâce à des adaptations concrètes : marche, marche active, alternance marche/course, limitation de l’effort prolongé, et possibilité d’interrompre l’activité en cas de douleur.

    Lorsque les mouvements d’une partie du corps sont impossibles, l’activité proposée peut cibler uniquement les parties du corps mobilisables. Par exemple, en musculation, un élève ne pouvant pas solliciter le bas de son corps peut réaliser des exercices adaptés en travaillant les bras, le dos et la ceinture abdominale en position assise.

    Lorsque les sauts ou le port de charges sont impossibles, de nombreuses activités restent possibles en adaptant la pratique, notamment : tirs à l’arrêt sans impulsion en basket-ball ; en acrosport, rôles de voltigeur ou de pareur uniquement.

    Source : Les exemples ci-dessus proviennent d’un mémoire réalisé par Laurène Simon (Interne en médecine générale, Angers) auprès de médecins et enseignants des Pays de la Loire.

  • Faux, le système d’évaluation et de notation en EPS a fortement évolué : il intègre des compétences motrices mais aussi méthodologiques (apprendre à s’entrainer par exemple) et sociales (rôles de conseiller, aide, parade, arbitre…). Autrement dit, il ne repose plus uniquement sur la performance. Les aptitudes initiales des élèves sont également prises en compte.

    Selon la circulaire n° 2019-129 du 26 septembre 2019, en cas d’inaptitude partielle, l’enseignant doit apprécier la situation et peut adapter l’évaluation de l’élève :

    • Noter sur deux épreuves au lieu des trois prévues pour le bac ;
    • Si cela n’est pas possible, noter sur une seule épreuve ;
    • Différer l’évaluation si la situation le justifie.
    • La dispense de note peut être envisagée si l’évaluation devient réellement impossible, par exemple lorsqu’aucune adaptation ne permet de mesurer les compétences de l’élève.

    Il existe une ressource nationale pour accompagner les enseignants dans la conception d’épreuves adaptées pour les élèves en situation d’inaptitude partielle temporaire.)

    L’EPS est une discipline qui a plutôt tendance à avoir un impact positif sur la note finale au bac. En effet, les élèves obtiennent généralement des résultats au‑dessus de leur moyenne générale.

  • Souvent faux.

    Pendant longtemps, certains enfants étaient « dispensés de sport » par précaution, notamment en cas de cardiopathie, par crainte pour leur sécurité. Aujourd’hui, nous savons qu’une inactivité physique prolongée a des conséquences délétères sur la santé. La HAS recommande donc une pratique physique adaptée aux capacités de l’individu.

    Lors de la rédaction du certificat d’inaptitude partielle, le médecin prend en compte la situation de l’enfant en évaluant la balance bénéfice/risque. Un examen clinique complet, associé à un interrogatoire bien conduit, permet de rédiger un certificat précis, favorisant une bonne adaptation de l’activité physique et valorisant ce que l’enfant peut faire.

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Date de mise à jour : 3 mars 2026