Troubles respiratoires obstructifs du sommeil (en construction)
Définition des Troubles Respiratoires Obstructifs du Sommeil (TROS)
Les TROS concernent les manifestations secondaires à la réduction du calibre des voies aériennes supérieures pendant le sommeil :
- Ronflement primaire isolé * (8-10 % des enfants)
* Le terme de ronflement primaire isolé est utilisé car tous les enfants qui ronflent ne présentent pas d’apnée
- Syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) (3 % entre l’âge de 3 et 8 ans)
Les TROS peuvent être classés en 3 types :
- Type 1 : jeune enfant, non obèse, hypertrophie lymphoïde fréquente (amygdales et/ou végétations adénoïdiennes)
- Type 2 : enfant obèse, avec ou sans hypertrophie lymphoïde importante
- Type 3 : pathologie complexe et/ou syndromique avec malformation cranio-faciale
TROS de type 1 : le parcours de l’enfant
1/ Repérage
- Professionnels susceptibles de repérer les signes évocateurs : orthodontistes, chirurgiens-dentistes, orthophonistes, masseurs-kinésithérapeutes, médecins et infirmier.es scolaires, maîtres.ses d’école, professionnels de crèche, de PMI…
- Orientation : vers le pédiatre ou le médecin généraliste
2/ Dépistage
- Le pédiatre ou le médecin généraliste s’appuie sur les recommandations de la SFRMS (Société Française de Recherche et Médecine du Sommeil) pour le dépistage du TROS de type 1 (Aubertin G, et al., 2023).
👉 Scores cliniques et questionnaires issus de ces recommandations 2023 :
- Échelle de dépistage des troubles du sommeil (6 mois–4 ans) et (4–16 ans)
- Échelle de dépistage des troubles respiratoires du sommeil
- Score sévérité des troubles respiratoires du sommeil
Les scores et échelles référencés sont uniquement des outils d’orientation. Les critères cliniques majeurs et mineurs doivent être privilégiés.
Repérer un TROS : les signes évocateurs
- Portrait d’un enfant apnéique du sommeil (cf. image) illustrant les signes fréquemment retrouvés. Tous les signes ne sont pas systématiquement présents.
- Conseil aux parents : leur suggérer de filmer l’enfant pendant son sommeil pour repérer les symptômes nocturnes (ronflements bruyants, bouche ouverte, irrégularités respiratoires ou apnées…)

3/ Exploration diagnostique si nécessaire
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En cas de suspicion de TROS, l’enfant doit être adressé en première intention à un chirurgien ORL.
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En cas de discordance entre les symptômes cliniques, l’examen ORL et la sévérité supposée, ou en cas de situation complexe, un avis spécialisé en médecine du sommeil est indiqué.
- Des examens complémentaires peuvent être réalisés selon le contexte clinique :
- bilan allergologique à la recherche d’une rhinite allergique
- bilan biologique ciblé (recherche d’une carence martiale par dosage de la ferritine, et bilan thyroïdien)
- évaluation orthodontique
- polygraphie ambulatoire
4/ Prise en charge
- Rééducation oro-myofonctionnelle (OMF) réalisée par un masseur-kinésithérapeute spécialisé en rééducation OMF, un orthodontiste ou orthophoniste spécialisé OMF.
Vigilances communes à tous les TROS :
- Les « faux positifs » avec le TDAH : distinction parfois difficile entre un diagnostic de TDAH comorbide avec trouble du sommeil et un trouble du sommeil induisant des symptômes de TDAH
- Prédispositions aux TROS : par exemple la trisomie 21, le syndrome de Prader Willi…
- Si les troubles sont persistants après une prise en charge, penser aux pathologies du sommeil non respiratoires
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- Stratégie thérapeutique du SAOS (Cohen-Lévy, et al., 2017)
- TROS de l’enfant (Griffon, et al., 2024)
- Réseau SIKLOMF
Date de mise à jour : 23 juillet 2026

