Pathologies du sommeil non respiratoires (en construction)
Les difficultés de sommeil chez l’enfant sont fréquentes. Si de nombreuses manifestations sont physiologiques et liées aux étapes du développement, d’autres relèvent de troubles, classiquement divisés en deux grandes catégories : les formes respiratoires et les formes non respiratoires.
Toutefois, cette distinction reste théorique. En pratique, les pathologies respiratoires et non respiratoires peuvent être intriquées et partagent de nombreux symptômes communs (réveils nocturnes multiples, fatigue diurne, etc.).
Les TROS représentent une cause fréquente des problèmes de sommeil chez l’enfant et doivent être diagnostiqués ou écartés. Cependant, leur recherche ne doit pas occulter celle d’autres causes possibles (parasomnies, troubles du rythme circadien, etc.). En cas d’absence de TROS ou de persistance des symptômes après la prise en charge, d’autres explorations diagnostiques doivent être poursuivies.
-
Les insomnies : difficultés à s’endormir ou à maintenir le sommeil, le plus souvent liées à des facteurs comportementaux.
Les hypersomnies : allongement du temps de sommeil, somnolence diurne excessive malgré une bonne qualité et quantité de sommeil (ex. narcolepsie, syndrome de Kleine Levin)
Les troubles du rythme circadien : décalage de l’horloge biologique (ex. syndrome de retard ou d’avance de phase).
Les habitudes et conditions de sommeil jouent un rôle majeur, notamment dans les insomnies. Il est donc important que les règles d’hygiène du sommeil (écrans, rituels, horaires réguliers…) soient connues et appliquées par la famille et l’enfant.
👉 Pour aider au diagnostic, des outils de type échelles d’évaluation et agenda du sommeil sont disponibles dans la rubrique dédié : « Outils de suivi des symptômes et d’aide au diagnostic ».
-
Les parasomnies de sommeil lent profond : événements moteurs ou comportementaux anormaux durant le sommeil (ex. somnambulisme, terreurs nocturnes).
👉 Une consultation spécialisée est nécessaire en cas de somnambulisme dangereux (sortie nocturne, ouverture de fenêtre), de doute diagnostique (notamment épilepsie) ou encore de parasomnies survenant à plusieurs reprises chaque nuit ou présentant des comportements très stéréotypés.
Les troubles du mouvement : syndrome des jambes sans repos (douleurs, paresthésie et/ou impatiences dans les membres inférieurs survenant le soir, au repos, retardant l’endormissement) ou rythmies du sommeil (mouvements de balancement pour s’endormir).
👉 Devant un syndrome des jambes sans repos, une recherche de carence martiale est réalisée avec un objectif de ferritinémie > 75 ng/mL. Une supplémentation est instaurée si nécessaire, suivie d’une réévaluation si les symptômes persistent.
💡 Conseil aux parents : leur suggérer de filmer les comportements atypiques de l’enfant pendant son sommeil (rythmies du sommeil, mouvements anormaux…).
-
Les troubles associés : sommeil perturbé par des conditions neurologiques ou neurodéveloppementales (TDAH, TSA, épilepsie).
Outils de suivi des symptômes et d’aide au diagnostic :
| Le Réseau Morphée propose un agenda du sommeil avec un guide pratique pour aider à le compléter (à remplir sur 15 jours consécutifs). ![]() |
Une échelle est disponible pour dépister des troubles du sommeil des enfants et adolescents : SDCS 6 mois-4 ans et 4-16 ans |
Des échelles sont disponibles pour |
Vous avez un doute ?
Si besoin, vous pouvez demander un avis spécialisé via Omnidoc.
Ressources en région :
Des consultations spécialisées sont assurées au CHU de Nantes et au CHU d’Angers.
Les praticiens référents pourront orienter le patient vers des confrères libéraux ou d’autres établissements si besoin.
À noter : les enfants peuvent être orientés vers un neuropédiatre ou des spécialistes adultes (neurologue, médecin du sommeil) qui reçoivent aussi les enfants.
Date de mise à jour : 22 juillet 2026


