Pathologies du sommeil non respiratoires

  • Les insomnies : difficultés à s’endormir ou à maintenir le sommeil, le plus souvent liées à des facteurs comportementaux

    Les hypersomnies : allongement du temps de sommeil, somnolence diurne excessive malgré une bonne qualité et quantité de sommeil (ex. narcolepsie, syndrome de Kleine Levin)

    Les troubles du rythme circadien : décalage de l’horloge biologique (ex. syndrome de retard ou d’avance de phase)

    💡Les habitudes et conditions de sommeil jouent un rôle majeur, notamment dans les insomnies. Il est donc important que les règles d’hygiène du sommeil (écrans, rituels, horaires réguliers…) soient connues et appliquées par la famille et l’enfant.

    🔎 Pour aider au diagnostic, des ressources sont disponibles ci-dessous dans la rubrique : « Outils de suivi des symptômes et d’aide au diagnostic ».

  • Les parasomnies de sommeil lent profond : événements moteurs ou comportementaux anormaux durant le sommeil (ex. somnambulisme, terreurs nocturnes).

    👉 Une consultation spécialisée est nécessaire en cas de somnambulisme dangereux (sortie nocturne, ouverture de fenêtre), de doute diagnostique (notamment épilepsie) ou encore de parasomnies survenant à plusieurs reprises chaque nuit ou présentant des comportements très stéréotypés.

    Le syndrome des jambes sans repos : douleurs, paresthésie et/ou impatiences dans les membres inférieurs survenant le soir, au repos, retardant l’endormissement.

    👉 Devant un syndrome des jambes sans repos, une recherche de carence martiale est réalisée avec un objectif de ferritinémie > 75 ng/mL. Une supplémentation est instaurée si nécessaire, suivie d’une réévaluation si les symptômes persistent.

    Les rythmies du sommeil : mouvements de la tête et du corps survenant à l’endormissement, au cours du sommeil lent léger et dans les transitions entre la veille et le sommeil (éveil nocturne, réveil matinal), parfois violents et pouvant s’accompagner de vocalisations. Ces parasomnies sont observées chez 60% des enfants de 9 mois, 8% des enfants de 4 ans et diminuent avec l’avancée en âge.

    👉La prise en charge des rythmies consiste à protéger l’enfant des blessures. Il peut possible de les réduire en diminuant le temps passé au lit sans dormir ou chez les enfants anxieux, avec de la relaxation.

    💡 Il peut être suggéré aux parents de filmer les comportements atypiques de l’enfant pendant son sommeil (rythmies du sommeil, mouvements anormaux…).

  • Les troubles associés : sommeil perturbé par des conditions neurologiques ou neurodéveloppementales (TDAH, TSA, épilepsie).

Date de mise à jour : 7 octobre 2026